Agathe, orthoprothésiste

AgatheParle-nous de ton parcours.

J’ai 24 ans. J’ai toujours été attirée par les métiers paramédicaux. Ma mère étant kinésithérapeute, elle a su me transmettre sa fibre du soin et son envie d’aider les autres. Après un bac S en Bretagne, j’ai donc tenté une première année de médecine dans le but d’être sage-femme.
Je me suis très vite rendu compte que je n’étais pas faite pour ce genre d’études. J’ai alors suivi un programme de réorientation grâce à la faculté de Brest, ce qui m’a amenée au métier d’orthoprothésiste. J’ai eu la chance de réaliser un stage au CERAH où j’ai fait connaissance avec le métier auprès de confrères passionnés qui ont su me transmettre l’envie de me lancer dans cette profession. J’ai donc postulé à l’école de Paris où je n’ai pas été retenue la première année.
En attendant que l’année s’écoule, j’ai travaillé en restauration et effectué en parallèle trois stages d’observation : chez AHP Europe en prothèse esthétique, dans l’atelier intégré du CHU de Limoges et chez Origami Orthopédie, une petite entreprise privée dans le sud de la France.
Après avoir à nouveau postulé auprès des écoles, j’ai eu la chance d’être retenue dans celle de Paris. Durant mon entretien, un professionnel m’a proposé de postuler en alternance chez Ottobock, ce que j’ai immédiatement fait.
Je fais partie de la société Ottobock France depuis un peu plus de trois ans maintenant. Lorsqu’on est apprenti ici, nous restons chaque année dans un des sites du groupe. J’ai ainsi passé ma première année à la Prothèse Générale où j’ai appris la fabrication de prothèse. Puis j’ai travaillé la deuxième année au siège d’Ottobock France aux Ulis, à la fabrication de prothèses de membre supérieur et d’orthèses de marche. J’ai poursuivi ma troisième année avec un stage à l’IRR (Nancy) pendant 4 mois et je suis ensuite arrivée chez Technic’ Ortho où j’ai connu le cœur du métier d’orthoprothésiste. Après mon diplôme, l’équipe m’a proposé de rester, ce que j’ai accepté avec grand plaisir.

Quel est ton rôle dans l’entreprise ?

Je suis officiellement diplômée depuis le mois de juillet 2018. Je travaille en binôme avec mon collègue Valentin avec lequel j’apprends le métier dans son ensemble, avec une spécialité pour la prothèse.
Je vois les patients du début à la fin, à savoir : prise de contact, moulage, rectification du plâtre, essayage, livraison et suivi des patients.
Je me déplace au centre hospitalier de Bar-Le-Duc avec ma collègue Laura et, tous les jeudis, Valentin et moi sommes à l’ADAPT de Thionville.
Comme nous avons la chance d’avoir un atelier intégré à l’entreprise, je peux de temps en temps fabriquer des appareils.

Qu’est-ce qui te plaît dans ton métier ?

J’ai toujours voulu faire un métier utile et surtout aider les autres. De plus, je suis quelqu’un de très manuel, j’adore tout ce qui touche à la fabrication et réfléchir à de nouvelles façons de faire. Mon métier englobe le côté manuel, artisanal, et surtout une dimension humaine qui fait que j’aime ce que je fais.
Avoir ce contact privilégié avec nos patients est pour moi une chance : ils nous apprennent beaucoup et ils nous transmettent surtout une force dont eux seuls sont capables d’avoir. Ce sont de vrais exemples !
En conclusion, ce métier me passionne énormément car il est très humain, manuel et complet. Nous avons la chance d’avoir un diplôme qui englobe plusieurs domaines : prothèses, orthèses de tronc, de marche et de positionnement.

Selon toi, quelle est la force de l’entreprise ?

Je suis ravie de faire partie de l’équipe de Technic’ Ortho car c’est une entreprise dynamique, qui possède une grande diversité d’appareils, sans pour autant perdre toute la qualité de son savoir-faire. Nous avons accès aux nouvelles technologies, à de nombreuses formations et certifications afin d’être à jour sur les dernières méthodes.
Nous avons la chance également de faire partie du groupe Ottobock-Chabloz, ce qui nous donne accès à énormément de méthodes et aux dernières technologies. Nous pouvons aussi organiser plus facilement des évènements handisport, comme celui que nous avons co-organisé à Gérardmer par exemple.